‘La fabrique de l’universel’:
Réseaux supranationaux et ‘question urbaine’ au 20e siècle, un terrain d’histoire transnationale et ses développements


Pierre-Yves Saunier
pierre-yves.saunier@wanadoo.fr
Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Paris, France

Cours Complementaire 2002-2003
English version (Urbi et orbi:
urban matters in transnational context in the 20th century
) of this syllabus

SYLLABUS
Présentation | Modalités | Programme

See also "The Other Global City: Transnational Connections and Urban Problems in the 20th century," containing additional comments on Saunier's current research on this topic at (in PDF format):
http://www.univ-lyon3.fr/umr5600/chercheur/saunierproject.pdf
 

Présentation

Le cours proposé ici veut proposer une réflexion sur la texture et l’impact des réseaux transnationaux qui traitèrent de thèmes ‘urbains’ comme le gouvernement municipal, le logement et l’urbanisme, tout en les insérant dans les problématiques plus larges de l’universalisation des modes de gouvernement entre le début du 20e siècle et les années 1960. Le but sera de préciser le contenu, la forme et l’efficacité de ces réseaux, de comprendre ce qui y circule, ce qui s’y échange, de saisir les positions de leurs acteurs dans leur double acception nationale et supranationale. Nous explorerons le monde des congrès, revues, expositions, nous traînerons dans les couloirs d’institutions internationales comme la Société des Nations ou l’Unesco, nous pénètrerons par effraction dans les correspondances privées, découvrirons le petit monde des organisations internationales non-gouvernementales et suivrons de près le travail des grandes fondations philanthropiques états-uniennes. Nous voyagerons entre Bruxelles et Chicago, avec des arrêts en France, en Italie, en Suisse, en Amérique Latine.

Ce cours sera aussi l’occasion de revenir sur des concepts et questions comme ‘réseaux’, ‘influences’, ‘imitation’, ‘diffusion’, ‘problèmes’, ‘hégémonie’, ‘impérialisme’, ‘convergence’. Il nous faudra peut être les prendre un par un pour les préciser, en faire des compagnons et non des facilités, avec une constante volonté de préciser les limites, les leurres et les richesses d’une posture ‘transnationale’. Il s’agira en particulier de réfléchir aux possibilités ouvertes par un tel angle au regard des pratiques de l’histoire comparative. Sans renier celle-ci pour la renvoyer au placard en un retour de bâton dont l’histoire des sciences sociales nous a gavés en moins d’un siècle, il faut s’interroger sur le petit déplacement que l’approche ‘transnationale’ –le terme mérite bien sûr que l’on s’y arrête, ne serait ce que pour ne pas y adhérer trop aveuglément- propose. La comparaison devient, dans cette approche qui privilégie transferts, contacts, traductions et réappropriations, une des pratiques des acteurs étudiés et non pas seulement une posture scolastique de celui qui les étudie. Bien sûr, cette proximité recèle des pièges, mais aussi des opportunités. Le but de ce cours est aussi d’en faire l’inventaire. Le passage par l’urbain, plutôt que par le national, étant peut être une manière de désamorcer certains circuits réflexifs qui nous font privilégier les états-nations comme unités de base de nos agrégations.

Le cours complémentaire proposé ici a pour objectifs le développement de la réflexion dans deux directions. Il s’agit à la fois d’explorer un terrain, mais aussi de tenter de saisir les possibilités, les contraintes, les faiblesses d’un angle d’approche. Terrain et angle se sont développés ensemble dans le cours de la recherche que je mène depuis environ 4 ans.

Un intérêt pour les circulations entre cultures, nations, espaces m’a d’abord fait explorer cette dimension dans le secteur de l’urbanisme entre la fin du 19e siècle et les années 1960. A partir d’une analyse des circulations auxquelles participaient les milieux municipaux et civiques lyonnais, entre 1900 et 1940, m’est apparu le rôle structurant occupé alors par des grandes associations internationales comme l’Union Internationale des Villes ou la Fédération Internationale de l’urbanisme et de l’Habitation1. Par la suite, le constat du couplage entre les circulations internationales en matière d’urbanisme et de gouvernement municipal m’a fait élargir le terrain, ce qui m’a conduit à envisager la variété des vecteurs de ces circulations (revues, congrès, expositions, correspondances, échanges, voyages…) et le rôle d’autre organisations comme les organismes intergouvernementaux (Bureau International du Travail, Société des Nations, ONU, UNESCO…) ou les grandes fondations philanthropiques américaines.

L’élargissement du terrain appelait alors un renouvellement en parallèle des outils et problématiques pour penser les enjeux généraux des circulations, transferts, re-appropriations, importations et exportations révélées par l’enquête historique. Les réflexions développées autour des circulations par les historiens du livre et de la République des Lettres, les études sur les vecteurs internationaux, les travaux sur les échanges entre Etats-Unis et Europe, les recherches sur les différents contextes d’échange entre nations, les explorations des circulations dans d’autres champs thématiques, la richesse des études sur la philanthropie américaine, les réflexions sur ‘l’exceptionnalité’ américaine me firent développer une réflexion sur le thème de la ‘fabrication de l’universel’, de la manière dont se définissent des consensus autour de normes, recettes, principes et du travail d’universalisation de ces consensus (avec les phénomènes de convergence et d’opposition que ce travail comporte). C’est dans ce cadre problématique général que j’ai développé mon travail ces derniers temps, et que se situent mes dernières publications2.

En effet, le terrain urbain semble être une bonne occasion pour interroger un des moments historiques où divers acteurs, structures, agents, s’affrontent et se rejoignent dans le travail de définition de normes, de pratiques à vocation universelle, participant ainsi à l’écriture théorique et pratique de ‘l’utopie planétaire’. Il y a là une occasion de participer à ce qui serait finalement une histoire de la globalisation, autour du processus de constitution d’un référent transnational au 20e siècle, avec ses acteurs, contraintes, projets, limites, échecs. Les matériaux rassemblés dans ma recherche permettent par exemple de revenir sur le pouvoir structurant de certaines organisations états-uniennes dans la circulation planétaire, entre 1930 et 1960, d’idées, de schèmes et de structures liés à ce qu’on appelle en français les sciences administratives et en anglais la public administration. Bien sûr la définition de l’objet et du contenu de ces sciences, et la traduction même que je viens d’établir, est elle-même en débat dans ces milieux internationaux comme dans les contextes nationaux, un débat qui tourne bien souvent autour de leur rapport au pouvoir, de leur relation avec le droit, de leur ancrage disciplinaire. Néanmoins, la plupart de ces définitions concurrentes situent les sciences administratives comme les outils de la recherche de lois en matière d’administration, et considérent l’acte d’administration comme l’acte ultime du gouvernement dans les sociétés complexes du XXe siècle. C’est dans ce contexte que prend sens mon étude des aspects ‘urbains’ comme l’urbanisme, le logement ou le gouvernement municipal. Le terrain urbain ouvre aisni sur une thématique plus large, celle du gouvernement et de l’administration en général, la ville ayant été un terrain pour penser et tester des formules pour gouverner les hommes et administrer les choses. Cet aspect stratégique de l’urbain n’est d’ailleurs pas simplement une posture de recherche, mais il fut aussi une donnée essentielle de l’action de nombreux ‘réformateurs’ urbains, qui firent de la ville le support, terrain et ressort de leurs entreprises, dans cette proximité que le moment réformateur établit entre ‘question urbaine’ et ‘question sociale’. Ce constat est pertinent aux échelles nationales et supranationales, comme le travail des spécialistes américains de public administration le signifie, leur investissement urbain s’avérant une clé conceptuelle, politique et pratique pour leur action ultérieure au niveau du gouvernement fédéral américain mais aussi pour leur implication en direction des organisations internationales non gouvernementales et gouvernementales.

Le terrain de ma recherche est donc ce monde d’associations, d’institutions, de revues, de contacts inter-individuels, et d’organisations où se croisent savants, fonctionnaires de tous niveaux de gouvernement, élus et amateurs, en un échange qui se systématise dans la période sur laquelle je me suis attardé. Les acteurs de ces scènes, transatlantiques et globales, sont bien sûr des individus mais aussi des collectifs comme les équipes de revues, les partis politiques, les Nations Unies ou l’Unesco, la Fondation Rockefeller ou la Fondation Ford, l’Union Internationale des Villes ou l’Institut International des Sciences Administratives, ou encore des gouvernements nationaux. J’ai commencé par prêter attention à trois secteurs thématiques, ceux du logement, de la planification et du gouvernement municipal, avec une attention plus marquée pour les deux derniers. Ensemble, ils me semblent donner accès aux formes et aux contraintes qui marquent plus généralement le marché des échanges internationaux d’idées et de structures. Et je suis donc en train d’élargir mes préoccupations à l’administration publique en général, en une réponse à la manière dont les questions furent posées dans la période qui m’intéresse, période que marque la croissance d’un ‘commerce transatlantique’ dans la sphère de l’administration.

En une vingtaine d’années en effet, entre les années 1930 et les années 1950, et malgré la guerre qui rompt certains liens internationaux, la transformation est remarquable. Sur tous les terrains étudiés, les convergences s’affirment autour de thèmes comme l’organisation, la prévisibilité, l’efficacité, la rationalisation, la systématisation; les associations internationales changent leurs modes de travail et leur culture de l’échange en un mouvement qui va grossièrement du mondain au pratique, en même temps qu’elles s’insèrent dans un système de gouvernance planétaire en tant qu’ONG qui collaborent avec les gouvernement nationaux et avec les institutions internationales; enfin, se développe un marché international de la consultation en matière de gouvernement sur lequel les pratiques de transfert institutionnel prennent une dimension et des modalités nouvelles.

Autrement dit, le terrain ainsi balisé est un lieu où explorer avec profit une notion telle que l’universalisation, avec ses épithètes cultuelles que sont la domination, la diffusion, l’imitation, l’hégémonie. Ce d’autant plus que sur toutes ces ligne d’évolution, on peut lire le poids des organisations états-uniennes. En effet, c’est entre 1930 et 1950 que commence un travail patient d’ingénierie intellectuelle, conceptuelle et organisationnelle, impulsé dans le champ qui nous intéresse par des organismes basés autour du département de science politique de University of Chicago. Ces organismes, qu’on peut qualifier pompeusement ‘de réformo-academico-professionnels’ en ce sens qu’ils mêlent action publique, dimension universitaire et représentation corporatiste, sont propulsés par les fonds mis à leur disposition par les grandes Fondations philanthropiques américaines, au premier rang desquels il faut distinguer la Rockefeller, la Ford et la Carnegie. Se met ainsi en place ce que l’on pourrait appeler un ‘Chicago consensus’ en matière de science, voir de pratique, administrative et gouvernementale, qui n’est peut être nulle part plus sensible que dans la politique menée par les organismes internationaux dans les années 1950 et 60, en particulier en direction des pays en développement.

On comprend donc aisément qu’on se trouve ici dans l’entourage immédiat des notions d’impérialisme ou d’hégémonie américaine et/ou capitaliste. C’est là une lecture faite par les contemporains américains eux-mêmes lorsque les organisations philanthropiques des magnats de l’industrie s’intéressèrent au gouvernement et à ses arcanes. C’est là aussi une lecture qui fut celle de recherches comme celle de Robert Arnove ou de Berman, ou encore aujourd’hui de celles de Bryan Garth ou Yves Dezalay. La problématique de ‘l’Amérique dans les têtes’ est en effet passionnante, et a permis à ces auteurs et à d’autres d’identifier le rôle des grandes Fondations dans la mise en place d’une alliance internationale des élites professionnelles, de saisir ce que les rythmes et formes de l’universalisation doivent aux luttes nationales sur le terrain états-unien, de penser l’universalisation comme une décontextualisation conquérante de particularismes nationaux, de penser ensemble le rôle des Fondations, des institutions internationales et des lieux d’élaboration de la vulgate universalisatrice et de concevoir la prétention américaine à l’universel comme une des forces en lutte avec d’autres prétentions du même ordre. Tout cela est précieux, comme le sont aussi les travaux des amateurs d’histoire transnationale et des transferts institutionnels ou culturels, qui ajoutent à ce souci de la domination la volonté de saisir les formes de l’échange où l’universel se définit, les structures parfois structurantes qui portent les flux transnationaux, ou encore et surtout les usages différenciés de l’universel, qui peuvent faire de toute importation ou exportation un objet différent de celui que l’importateur et l’exportateur avaient en tête. Le récent ouvrage de Wade Jacoby sur les velléités américaines dans l’Allemagne occupée et les efforts ouest-allemands en direction de l’ex-Allemagne de l’Est ou celui de Richard Merritt sur l’occupation américaine de l’Allemagne contribuent à cela au même titre que les travaux d’Allan Mitchell sur le regard français vers l’Allemagne des années 1870, les recherches d’Eleanor Westney sur le Japon Meiji ou le beau livre de Richard Rodgers sur les échanges transatlantiques dans le domaine des politiques sociales. Surtout, ces travaux amènent la réflexion sur l’universalisation à approcher des concepts comme ceux de traduction, diffusion, fertilisation croisée, imitation, qui peuvent utilement aider à rendre raison des phénomènes concernés au même titre que le concept de la domination et de l’hégémonie.

1 Pierre-Yves Saunier, ‘Changing the city: urban international information and the Lyon municipality, 1900-1940’, Planning Perspectives, 14 (1999).

2 ‘Atlantic crosser. John Nolen and the Urban Internationale’, Planning History 21:1 (1999); ‘A tale of pendular times. On board the Spirit of Saint Louis with Daniel T. Rodgers’, electronic symposium of H-net lists around Daniel Rodgers, Atlantic crossings (Harvard University Press, 1998), (H-Urban: octobre 1999); avec Renaud Payre, ‘L’internazionale municipalista: L’Union Internationale des Villes fra 1913 e 1940’, Amministrare (Italie), anno 30 (gennaio-agosto 2000); ‘Sketches from the Urban Internationale. Voluntary societies, international organizations and U.S. foundations at the city’s bedside, 1900-1960’, International Journal for Urban and Regional Research, (Grande-Bretagne) 25:2 (juin 2001); ‘Selling the idea of cooperation. The U.S. foundations and the European components of the Urban Internationale (1920s-1960s)’, in Giuliana Gemelli, ed., American foundations and large scale research: construction and transfer of knowledge (Bologna: Clueb, 2001); avec Michele Dagenais, Irene Maver, et Stuat Sim, Municipal services and employees in the modern city: New historic approaches (Ashgate Publishers, à paraître octobre 2003); éditeur du numéro spécial de Contemporary European History, ‘Municipal connections: links, transfers and cooperation among European cities in the 20th century’, (novembre 2002); ‘Ulysses of Chicago: The American go-betweens of public administration, 1900-1960’, in Roy McLeod and Giuliana Gemelli, eds., American foundations in Europe: Grant-giving policies, cultural diplomacy, and trans-Atlantic relations, 1920-1980 (Bruxelles: Peter Lang, 2003).

Modalités


Notre souci sera toujours d’ancrer la réflexion théorique autour de travaux de recherche historique. Il ne s’agira pas de faire une séance convoquant l’esprit de Gramsci mais de saisir comment les travaux d’Arnove ou de Berman s’emparent de la notion d’hégémonie; on ne reviendra pas sur les théories de l’innovation mais on examinera comment Marjatta Hietala utilise la notion sur le terrain qui nous intéresse; on ne se plongera pas dans les théorisations de John Meyer sur la "world polity institutional theory’, mais on comprendra l’intérêt de ses disciples Boli et Thomas pour l’histoire des ONG comme un éclairage de nos propres questions. Dans le même souci, on utilisera souvent des documents originaux (rapports, journaux de terrain, textes de congrès, voir archives originales) lorsque ceux ci sont en ma possession ou à portée de main, et plus largement le thème sera examiné sous l’angle pratique (les comment de la recherche en sciences sociales).

Les séances seront organisées sur le schéma du ‘cours-discussion’, avec lectures obligatoires. Le terme n’est pas de pure convention. J’insiste sur ce fait qu’il ne me semble pas nécessaire de s’inscrire à ce cours si l’on n’est pas près à mener une lecture régulière des quelques articles ou chapitres qui formeront à chaque fois la base de notre échange. Lorsque des articles ou chapitres sont au programme, ils doivent tous être lus, et lorsqu’il s‘agit d’ouvrages on en lira au moins un. C’est autour de votre curiosité, de vos interrogations sur les résultats et les méthodes des auteurs que nous parcourerons ensemble, de votre analyse de leur travail, que peuvent prendre sens nos échanges qui ne sauraient se limiter à un solliloque de ma part. Cela ne m’intéresse simplement pas.Vous serez d’ailleurs amenés, lorsque cela sera possible, à discuter vous mêmes avec les auteurs qui viendront non pas présenter leurs travaux mais réagir à vos lectures. Votre grille de lecture devra donc intégrer les questions suivantes: outils et méthodes de l’auteur, problématique, problèmes soulevés par l’ouvrage (en lui-même et dans votre lecture, y compris les difficultés que vous avez pu éprouver et sur lesquelles nous pourrons revenir), relation au thème du séminaire en général et de la séance en particulier.

La bibliographie ici proposée est trilingue (français, italien, anglais). La maîtrise d’au moins deux de ces langues est donc indispensable pour participer à ce cours

IMPORTANT: Pour ceux qui le peuvent, merci de me contacter courant septembre par courrier électronique ou postal. Une réunion préalable pourra ainsi être organisée début octobre pour une présentation du cours et la distribution du CD ROM incluant l’essentiel des lectures obligatoires.



Programme
Première séance. La fabrique de l’universel

Lectures obligatoires
- Pascale Casanova, La République mondiale des lettres (Paris: Le Seuil, 1999), chapitres 4 et 5
- Yves Dezalay et Bryan Garth, ‘Le Washington consensus. Contribution à une sociologie de l’hégémonie du néolibéralisme’, Actes de la recherche en Sciences Sociales, No. 121-122 (1998)

Lecture conseillées
- Armand Mattelart, Histoire de l’utopie planétaire. De la cité prophétique à la société globale (Paris: La découverte, 2000), chapitres 1, 4, 9

Lectures possibles
- François Chaubet & Emmanuelle Loyer, ‘L’Ecole libre des hautes études de New York: exil et résistance intellectuelle (1942-1946)’, Revue historique 302: 4 (2000), 939-971
- Diplomatic History, round table ‘Cultural Transfer or Cultural Imperialism?’ 24 (Summer 2000)

 

Deuxième séance. Transferts, connections, dominations, histoire transnationale et autres réponses à la question ‘Comment contribuer à historiciser la globalisation?’

Lectures obligatoires
- Frederick Cooper, ‘What is the concept of globalization good for? An African Historian’s perspective’, African Affairs 100 (2001): 189-213
- Wade Jacoby, Imitation and politics: redesigning Modern Germany (Ithaca: Cornell University Press, 2000), chapitres 1 et 2

Lecture conseillées
- Michel Espagne, Les transferts culturels franco-allemands (Paris: Presses Universitaires de France, 1999), introduction

Lectures possibles
- ‘Figures de l’exil’, Genèses 38 (mars 2000)
- Thomas Callaghy, Ronald Kassimir et Robert Latham, eds., Intervention and transnationalism in Africa. Global-local networks of power (Cambridge: Cambridge University Press, 2001)
- Daniel T. Rodgers, ‘Exceptionalism’, dans Anthony Molho et Gordon Wood, Imagined histories. American historians interpret the past (Princeton: Princeton University Press, 1998)
- Thomas Haskell, ‘Taking exception to exceptionalism’, Reviews in American History 28 (2000): 151-166
- Ian Tyrell, ‘American exceptionalism in an age of international history’, American Historical Review 96 (1991): 1031-72
- John Dower, Embracing defeat: Japan in the wake of WW II (New York: W. W. Norton & Co, 1999)
* Review (H-US-Japan: June, 2000) by Charles C. Kolb, National Endowment for the Humanities.
- Eleanor Westney, Imitation and invention. The transfer of Western organizational patterns to Meiji Japan (Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1987)
- Allan Mitchell, The German influence in France after 1870: The formation of the French Republic (Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1979)
- Michel Espagne et Michael Werner, ‘La construction ‘une référence culturelle allemande en France.Genèse et histoire 1750-1914’, Annales ESC, 4, 1987, 969-992
- Michel Espagne et Michael Werner, Philologiques III. Qu’est ce qu’une littérature nationale? Approches pour une théorie interculturelle du champ littéraire (Paris: Editions de la MSH, 1994)
- Michel Espagne, Le paradigme de l’étranger. Les chaires de littérature étrangère au XIXe siècle (Paris: Cerf, 1993)
- Viviane Claude, ‘Le travail de la différence. Les cultures techniques municipales à Strasbourg entre la France et l’Allemagne 1870-1920’, Genèses 37 (décembre 1999): 114-134
- J. E. Hardoy, ‘Theory and practice of urban planning in Europe 1850-1930: Its transfer to Latin America’, in J. E. Hardoy and R. M. Morse, Rethinking the Latin American city (Washington and Baltimore: Woodrow Wilson Center/ Johns Hopkins University Press, 1990)
- Arturo Almandoz Marte, Urbanismo europeo en Caracas, 1870-1940 (Caracas: Fundarte/Equinoccio, 1997)

 

Troisième séance. Le berceau belge

NB: La séance pourrait être accompagnée d’une visite à Mons (vers Bruxelles) au Musée du Mundaneum

Lectures obligatoires
- Les premisses du Mundaneum. Cent ans de l’Office International de Bibliographie, 1895-1995 (Mons: Editions Mundaneum, 1995)
- W. Boyd Rayward, The universe of information: The work of Paul Otlet for documentation and international organisation, FID Publication No. 520, (Moscow: All-Union Institute for Scientific and et Technical Information, 1975), chapitres 7 et 8

Lectures possibles
- Anne Rasmussen, ‘L’Internationale scientifique 1890-1914’, Thèse de doctorat en histoire (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, 1995)
- Jean-François Crombois, L’univers de la sociologie en Belgique de 1900 à 1940 (Bruxelles: Editions de l’Université de Bruxelles, 1996)
- Ginette Kurgan-van Hentenryk, ed, Laboratoires et réseaux de diffusion des idées en Belgique (XIXe-XXe siècles) (Bruxelles: Université de Bruxelles, 1990)
- Marcel Smets, Resurgam. La reconstruction en Belgique après 1914 (Bruxelles: Crédit Communal de Belgique, 1985)


Quatrième séance. Le foyer chicagoan

Lectures obligatoires
-  Martin Bulmer, The early institutional establishment of social science research: the Local Community Research Committee at the University of Chicago, 1923-30’, Minerva 18 (1980): 51-110

Lectures conseillées
- Barry Karl, Charles E. Merriam and the study of politics (Chicago: University of Chicago Press, 1974), chapitres 7, 8, 12

Lectures possibles
- Steven J. Diner, A city and its universities. Public policy in Chicago, 1892-1919 (Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1980)
- Dorothy Ross, The origins of American social science (Cambridge, England: Cambridge University Press, 1991)
- Donald Fisher, Fundamental development of the social sciences. Rockefeller philanthropy and the United States Social Science Research Council (Ann Arbor: University of Michigan Press, 1993)
- Martin Bulmer, The Chicago school of sociology: Institutionalization, diversity and the rise of sociological research (Chicago: University of Chicago Press, 1984)
- James T. Carey, Sociology and public affairs. The Chicago school (Beverly Hills: Sage, 1975)
- Mary-Ann Dzuback, Robert Maynard Hutchins. Portrait of an educator (Chicago: Chicago University Press, 1991)
- Andrew Feffer, The Chicago pragmatists and American progressivism (Ithaca: Cornell University Press, 1993)
- Kenneth Finegold, Experts and politicians Reform challenges to machine politics in New York, Cleveland and Chicago (Princeton: Princeton University Press, 1995)
- Daniel Meyer, ‘The Chicago faculty and the university ideal, 1891-1929’, Ph. D. dissertation, Dept. of History, University of Chicago, August 1994
- Laurence Veysey, The emergence of the American University (Chicago: University of Chicago Press, 1965)

 

Cinquième séance. Vecteurs I: les revues

Lectures obligatoires
- ‘Les revues dans la vie intellectuelle 1885-1914’, Cahiers Georges Sorel 5 (1987): 1-76
- P. Dogliani, ‘Edgard Milhaud e la rivista internazionale “Annales de la régie directe” (1908-1924)’, Annali della Fondazione Luigi Einaudi 11 (1985): 195-249

Lectures possibles
- Cristina Accornero, ‘Scienze sociali e città industriale. Alle Origine della sociologia urbana’, in Corrado Malandrino, ed., Una rivista all’avanguardia. La Riforma Sociale 1894-1935 (Firenze: Leo S. Olschki, 2000), 131-70
- Renaud Payre, article sur la Vie communale
- Patrizia Dogliani, Un laboratorio di socialismo municipale. La Francia, 1870-1920 (Milan: Franco Angeli, 1992), riduzione della tesi di dottorato, ‘Un laboratoire de socialisme municipal: France, 1880-1920’, thèse de doctorat (Université de Paris VIII, 1991), chapitre 2, No. 2 partie
- Clark Chambers, Paul U. Kellogg and ‘The Survey’. Voices for social welfare and social change (Minneapolis: University of Minnesota press, 1971)
- Lloyd J. Graybar, Albert Shaw of the Review of Reviews, an intellectual biography (Lexington: University of Kentucky Press, 1974)

 

Sixième séance. Vecteurs II: Congrès, expositions

Lectures obligatoires
- ‘Les Congrès, lieux de l’échange intellectuel (1850-1914)’, Mil neuf cent Cahiers Georges Sorel, 7 (1989): 5-58 et 99-126
- Christian Topalov, Naissance du chômeur 1880-1910 (Paris: Albin Michel, 1994), chapitre 3

Lectures conseillées
- Helen Meller, ‘Philanthropy and public enterprise: International exhibitions and the modern town-planning movement 1889-1913’, Planning Perspectives 10 (1995)
- Anne Rasmussen, ‘L’Internationale scientifique 1890-1914’, Thèse de doctorat en histoire (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, 1995), chapitres 2 et 3

Lectures possibles
- Donatella Calabi, Mario Folin, et Werner Heggeman, Catalogo delle esposizioni internazionali di urbanistica di Berlino 1910 Düsseldorf 1910-1912 (Milano: Saggiatore, 1975)
- Nico Randeraad, ‘Een etalage van bestuurlijke vernieuwing. De tentoonstelling op gemeentelijk administratief gebied in 1906’, Amstelodamum 82 (1995) 141-51
- Giorgio Piccinato, La costruzione dell’urbanistica: Germania, 1871-1914 (Roma: Officina Edizioni, 1974)
- Anne Rasmussen, ‘L’Internationale scientifique, 1890-1914’, Thèse de doctorat en histoire (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, 1995)
- Daniel T. Rodgers, Atlantic crossings. Social politics in a progressive age (Cambridge, Mass.: The Belknap Press of Harvard University Press, 1998)
*Review (H-Pol: January 2000) by Katherine G. Aiken, Department of History, University of Idaho.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by Victoria de Grazia, Professor of History, Columbia University.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by David C. Hammack, Department of History, Case Western Reserve University.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by Seth Koven, Department of History, Villanova University.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by Harry M. Marks, The Johns Hopkins University.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by Sonya Michel, History and Women's Studies, University of Illinois at Urbana-Champaign.
*Review (H-State, H-Urban, H-Sci-Med-Tech: October, 1999) by Pierre-Yves Saunier, Centre National de la Recherche Scientifique, Lyons, France.

- Axel R. Schäfer, American Progressives and German social reform, 1875-1920 (Stuttgart: Franz Steiner Verlag, 2000)
- Christian Topalov, Laboratoires du nouveau siècle. La nébuleuse réformatrice et ses réseaux en France, 1880-1914 (Paris: Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1999), contributions de Didier Renard, Rainer Gregarek, et Susanna Magri
*Review (H-Urban: September, 2000) by Maureen A. Flanagan, Michigan State University.


Septième séance. Vecteurs III: Les entrepreneurs de l’universel

Lectures obligatoires
- Helen Meller, Patrick Geddes: Social evolutionist and city planner (London: Routledge, 1990)
- Patrizia Dogliani, ed., Europeismo e municipalismo. Alessandro Schiavi nel secondo dopoguerra (Cesena: Il Ponte vecchio, 1996), 13-53
- Anne Rasmussen, ‘L’Internationale scientifique 1890-1914’, Thèse de doctorat en histoire (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, 1995), chapitres 5 et 7

Lectures possibles
- Marta Aleksandra Balinska, Une vie pour l’humanitaire. Ludwik Rajchmann, 1881-1965, avant-propos Bronislaw Geremek (Paris: La Découverte, collection ‘L’Espace de l’histoire’)
- Christine Crasemann Collins, ‘Urban interchange in the Southern Cone: Le Corbusier (1929) and Werner Hegemann (1931) in Argentina’, Journal of the Society of Architectural Historians 54: 2 (1995)
- Axel R. Schäfer, American Progressives and German social reform, 1875-1920 (Stuttgart: Franz Steiner Verlag, 2000), chapitres 2 et 3
- Daniel T. Rodgers, Atlantic crossings. Social politics in a progressive age, (Cambridge, Mass.: The Belknap Press of Harvard University Press, 1998)


Huitième séance. Structures I: Des associations aux INGOs

Lectures obligatoires
- Renaud Payre et Pierre-Yves Saunier, ‘L’internazionale municipalista : L’Union Internationale des Villes fra 1913 e 1940’, Amministrare 30: 1/2 (gennaio-agosto 2000): 217-42
- John Boli and George M. Thomas, eds., Constructing world culture. International nongovernmental organizations since 1875 (Stanford, Calif: Stanford University Press, 1999), 1-77
- Viviane Claude, ‘Technique sanitaire et réforme urbaine: l’Association Générale des Hygiénistes et Techniciens Municipaux 1905-1920’, in Topalov, Laboratoires, 269-98.

Lectures possibles
- John Boli and George M. Thomas, eds., Constructing world culture. International nongovernmental organizations since 1875 (Stanford, Calif: Stanford University Press, 1999)
- Pierre Boissier, From Solferino to Tsushima: History of the International Committee of the Red Cross (Geneva: Henry Dunant Institute, 1985)
- Leila Rupp, Worlds of women: The making of an international women’s movement (Princeton: Princeton University Press, 1997)
*Review (H-Women: January, 1999) by Cynthia Harrison, George Washington University.
- Ian Tyrell, Woman’s world/woman’s empire: The women’s Christian Temperance Union in international perspective, 1880-1930 (Chapel Hill: North Carolina University Press, 1991)
- Margaret E. Keck and Kathryn Sikkink, Activists beyond borders: Advocacy networks in international politics (Ithaca: Cornell University Press, 1998)


Neuvième séance. Structures II: Les organisations intergouvernementales

NB: La séance pourrait s’accompagner d’une visite à l’UNESCO (Paris) ou au BIT (Genève)

Lectures obligatoires
- Marta Aleksandra Balinska, Une vie pour l’humanitaire. Ludwik Rajchmann, 1881-1965, avant-propos Bronislaw Geremek (Paris: La Découverte, collection ‘L’Espace de l’histoire’)
- Victor-Yves Ghebali, ‘Aux origines de l’ECOSOC: L’Évolution des commissions et organisations techniques de la Société des Nations’, Annuaire français de droit international 28 (1972): 469-511

Lectures possibles
- Daniel G. Cohen, ‘Naissance d’une nation: Les personnes déplacées de l’après-guerre, 1945-1951’, Genèses 38 (mars 2000): 56-78
- Kim Solomon, ‘The Cold War heritage: UNRRA and IRO as the predecessors of the UNHCR’, in Göran Rystad, The uprooted. Forced migrations as an international problem in the post-war era (Lund: Lund University Press, 1990)
- Walter Friedlander, International social welfare (New York: Prentice Hall, 1975)
- Jean-Jacques Renoliet, L’UNESCO oubliée. La Société des Nations et la coopération intellectuelle (1919-1946), avant-propos René Girault (Paris: Publications de la Sorbonne, 1999)
- Robert C. Hildebrand, Dumbarton Oaks. The origins of the UN and the search for postwar security (Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1990)
- Francis P. Walters, A History of the League of Nations, 2nd edition (Oxford University Press, 1960)
- Pierre Gerbet, Marie-Renée Mouton, and Victor-Yves Ghebali, Le rêve d’un ordre mondial, de la SDN à l’ONU (Paris: Editions de l’Imprimerie nationale, 1996)
- Thomas G. Weiss, David P. Forsythe, and Roger A. Coate, The United Nations and changing world politics (Boulder, Col.: Westview, 1997)
- Christel Taillibert, L’Institut international du cinématographe international éducatif. Regards sur le rôle du cinéma éducatif dans la politique internationale du fascisme italien (Paris: L’Harmattan, 1999)


Dixième séance. Structures III: Les foundations américaines

Lectures obligatoires
- Francis X. Sutton, ‘The Ford Foundation: The early years’, Daedalus 16 (1987): 41-91
- Emily S, Rosenberg, ‘Missions to the world: American philanthropy abroad, 1890-1945’, in Larry Friedman, ed., Charity, philanthropy, and civility in American history (New York: Cambridge University Press, 2002)

Lecture conseillées
- Yves Dezalay and Bryan Garth, ‘Droits de l’homme et philanthropie hégémonique’, Actes de la recherche en sciences sociales 121-122 (mars 1998): 23-41

Lectures possibles
- Emily S. Rosenberg, Spreading the American dream: American economic and cultural expansion, 1890-1945 (New York: Hill and Wang, 1982)
- Martin Bulmer, ‘Philanthropy and social science in the 1920s: Beardsley Ruml and the Laura Spelman Rockefeller memorial, 1922-29’, Minerva 19 (1981): 347-407
- Giuliana Gemelli, ed., American foundations and large-scale research: Construction and transfer of knowledge (Bologna: Clueb, 2001)
- Volker R. Berghahn, America and the intellectual cold wars in Europe. Shepard Stone between philanthropy, academy, and diplomacy (Princeton and Oxford: Princeton University Press, 2001)
*Review (H-Soz-u-Kult: April, 2002) by Konrad Jarausch, Zentrum für Zeithistorische Forschung Potsdam und University of North Carolina at Chapel Hill.
- Frank A. Ninkovich, The diplomacy of ideas: U.S. foreign policy and cultural relations, 1938-1950 (New York: Cambridge University Press, 1981)
- Jack Salzman, ed., Philanthropy in American society. New York: Center for American culture studies (New York: Columbia University Press, 1987)
- Edward H. Berman, The influence of the Carnegie, Ford and Rockefeller foundations on American foreign policy. The ideology of philanthropy (Albany: State University of New York Press, 1983)
- Robert F. Arnove, Philanthropy and cultural imperialism. The foundations at home and abroad (Bloomington: Indiana University Press, 1982)
- Ellen Condliffe Lagemann, The politics of knowledge: The Carnegie corporation, philanthropy and public policy (Chicago: University of Chicago Press, 1989)
- Ellen Condliffe Lagemann, ed., Philanthropic foundations. New scholarship, new possibilities (Bloomington: Indiana University Press, 1999)
*Review (H-Business, EH.Net: August, 1999) by Milton Goldin, National Coalition of Independent Scholars (NCIS).
- Ellen Condliffe Lagemann, Private power for the public good: A history of the Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching (Middletown, Conn.: Wesleyan University Press, 1983)
- Pierre-Yves Saunier, ‘Selling the idea of cooperation. The U.S. foundations and the European components of the Urban Internationale (1920s-1960s)’, in Giuliana Gemelli, ed., American foundations and large-scale research: Construction and transfer of knowledge (Bologna: Clueb, 2001)


Onzième séance. Les mondes de la ‘réforme’

Lectures obligatoires
- Kathryn Kish Sklar, Anja Schuler, et Susan Strasser, eds., Social justice feminists in the United States and Germany. A dialogue in documents, 1885-1933 (Ithaca, N.Y.: Cornell University Press, 1998), Introduction, pp. 1-75
- Christian Topalov, ‘From the social question to urban problems: Reformers and the working classes at the turn of the 20th century’, International Social Science Journal 42: 3 (125) (August 1990): 319-33 (Version française dans Revue Internationale des Sciences Sociales aux mêmes dates)

Lectures conseillées
- Daniel T. Rodgers, Atlantic crossings. Social politics in a progressive age (Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1998), Chapitres 1 à 3

Lectures possibles
- Nancy Stieber, Housing design and society in Amsterdam. Reconfiguring urban order and identity, 1900-1920 (Chicago: The University of Chicago Press, 1998)
*Review (H-Urban: May, 1999) by Pierre-Yves Saunier, Centre National de la Recherche Scientifique, Lyons, France.
- Anthony Sutcliffe, Towards the planned city. Germany, Britain, the United States and France, 1780-1914 (London: Basil Blackwell, 1981)
- ‘Architectures et politiques sociales 1900-1940’, numéro spécial des Cahiers de la recherche architecturale 15-17 (Winter 1985)
- James T. Kloppenberg, Uncertain victory: Social democracy and progressivism in European and American thought, 1870-1920 (New York: Oxford University Press, 1986)
- Pierre-Yves Saunier, ‘Sketches from the Urban Internationale. Voluntary societies, international organizations and U.S. foundations at the city’s bedside, 1900-1960’, International Journal for Urban and Regional Research, (Grande-Bretagne) 25: 2 (June 2001): 380-403


Douzième séance. Connections municipales

Lectures obligatoires
- Marjatta Hietala, ‘La diffusion des innovations: Helsinki, 1875-1917’, Genèses 10 (janvier 1993): 74-89
- Axel R. Schäfer, American Progressives and German social reform, 1875-1920 (Stuttgart: Franz Steiner Verlag, 2000), chapitres 2 et 3

Lectures conseillées
- Bernard Aspinwall, Portable Utopia: Glasgow and the United States, 1820-1920 (Aberdeen University Press, 1984), chapitre 5, pp. 151-184

Lectures possibles
- ‘The administrative knowledge of cities’, Jahrbuch für europaïsche verwaltungs geschichte 15 (2003)
- ‘Municipal connections in the 20th century’, Contemporary European History (November 2002)
- Anne Hardy, The Epidemic streets: Infectious disease and the rise of preventive medicine, 1856-1900 (Oxford: Clarendon Press, 1993)
- Gilles Pollet, ‘La construction de l’Etat social à la française: Entre local et national XIXe et XXe siècles’, Lien social et politique-RIAC 33 (1995): 115-131
- Oscar Gaspari, ‘Ugo Giusti (1873-1953)’, Economia Pubblica, 1 (1999): 79-116
- Bénédicte Zimmermann, La constitution du chômage en Allemagne. Entre professions et territoires (Paris: Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2001)
- Jonathan Kahn, Budgeting democracy: State building and citizenship in America, 1890-1920 (Ithaca: Cornell University Press, 1997)
*Review (H-Urban: September, 1998) by Pierre-Yves Saunier, Centre National de la Recherche Scientifique, Lyons, France.
- Pierre-Yves Saunier, ‘Changing the city: urban international information and the Lyon municipality, 1900-1940’, Planning Perspectives 14: 1 (1999): 19-48
- Marjatta Hietala, Services and urbanization at the turn of the century. The diffusion of innovations (Helsinki: Finnish Historical Society, 1987)





H-Urban Teaching Center | H-Urban Home
H-Urban Syllabus Use and Submission Policy
Prepared for the Syllabus Archive 19 August 2003.