LES PARTIES PRENANTES
La volonté de développer le technopôle de Nevers-Magny-Cours sest appuyée sur les nouvelles compétences des collectivités locales (loi de décentralisation de 1982-1983), sur la politique régionale de restructuration industrielle et dencouragement aux investissements (plan), et sur la déconcentration de la Recherche et de lEnseignement supérieur. De fait, un aménagement du territoire comme le TNMC doit répondre à des enjeux internationaux, régionaux et locaux. Doù lintervention des quatre grandes parties prenantes : Europe, Etat, Région, Département.
LEurope
Afin de lutter contre les disparités économiques entre les régions européennes , lEurope a établi un fonds (FEDER). Pour distribuer ces aides, elle a élaboré une carte qui classe les régions européennes selon différents objectifs (5b, 2, 3, 4 et PIC). La région du Val de Loire-Nivernais entre dans l'objectif 2, compte-tenu de la crise industrielle.

Dans un autre cadre, lEurope a proposé des expertises pour labelliser les technopôles. Des experts européens sont venus sur le site du TNMC. Ils proposent dans leur rapport des pistes pour développer le technopôle :
-Etablissement de liens plus étroit avec lISAT, doù la création dun CRT
-Création dune piste dessais
-mise en place dun centre de ressources stratégiques (chargé de la communication) pour développer la coopération entre le technopôle et les entreprises du Val de Loire-Nivernais.
LEtat
L'Etat entretient des relations dordre contractuel avec les régions, puisquelles se font par le biais du Contrat de Plan Etat-Région. Après évaluation de la DATAR, chaque région définit ses objectifs de développement qui sont alors entérinés par l'Etat apportant le financement.
LEtat est aussi représenté par lANVAR qui offre des aides financières et techniques réservées aux entreprises de pointe de moins de 2000 salariés. Elle a ainsi étudié une dizaine de projets provenant du TNMC pour lesquels elle a dépensé entre 1 et 1,5MF en 1997.
Le Préfet de Région est le représentant de lEtat dans la Région. Il collabore avec le Conseil Régional et est chargé de la distribution des aides européennes. Ainsi les projets du TNMC sont tout d'abord consultés par les organismes étatiques (DRIR) qui émettent un avis.
Cependant, lEtat nest pas très présent du fait de la politique de décentralisation.
La Région
La région s'intéresse à lenseignement supérieur, bien que la décentralisation ne lui reconnaisse pas de compétences en la matière. Elle se substitue de plus en plus à l'Etat qui ne joue guère son rôle pour l'enseignement supérieur. Ainsi, elle soutient l'ISAT qu'elle a permis de transformer en véritable pôle de recherche.
Elle accorde également des aides aux industries. Le développement économique ne fait pourtant pas partie de ses compétences dans la loi de décentralisation. Cependant, la crise économique traversée par bien des espaces pousse les régions, bien placées pour cela, à intervenir dans le secteur économique. Le Conseil Régional de Bourgogne intervient donc via différents organismes :
-Bourgogne Développement, qui prospecte auprès des entreprises étrangères.
-Le réseau Bourgogne Technologie. Il comprend 3 axes de développement définis dans le contrat de plan Etat-Région. Dans la Nièvre, il s'agit de privilégier l'automobile et les matériaux composites.
-Le Fonds Régional à linnovation.
La Région est donc un maillon essentiel dans laménagement du territoire.
Le Département.
Il intervient largement dans le développement du TNMC. Il a en partie financé la construction du circuit et des équipements annexes et continue à prendre partiellement à sa charge le déficit.
Pour le technopôle, il a apporté la moitié des Fonds dInvestissements. Lautre moitié est partagée entre les 3 communes (Nevers, Magny-Cours et St Parize-le-Chatel) et la CCI.
Le Conseil Général est également à lorigine de lADANE qui cherche à attirer des entreprises dans la Nièvre. Enfin, le Fonds daide nivernais à linnovation aide les entreprises de pointe.
