UNE ECONOMIE EN DEMI-TEINTE

 

Le département de la Nièvre comptait 82 560 emplois en 1997 se répartissant de la manière suivante : 64,2 % dans le tertiaire, 21,2 % dans l’industrie, 8,3 % dans l’agriculture et 6,3 % dans le bâtiment. La répartition de l’emploi de la Nièvre dans les différents secteurs est quasiment identique à celle de la Bourgogne, mais l’agriculture et l’industrie y sont plus représentées que dans le reste de la France, contrairement au bâtiment et au tertiaire. Une des spécificités de la Nièvre est de posséder 345 000 têtes de cheptel (en 1996) dont 310 000 Charolais. Ses 6 418 exploitations agricoles en 1998 générent 8 870 emplois.

En 1994, sur 233 278 habitants de la population totale, 95 825 constituaient la population active et se répartissaient de la manière suivante :

 

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Le salaire annuel moyen d’un Nivernais en 1995 était de 104 700 francs, ce qui est à la fois inférieur au taux de la Bourgogne et de la France.

Le taux de chômage dans la Nièvre est identique à celui de la Bourgogne et inférieur à la moyenne nationale : 11,8 % contre 12,7 % (au 31/12/96). La majorité des demandeurs d’emplois sont des femmes et, par âge, majoritairement les 25/49 ans, puis les moins de 24 ans et enfin les plus de 50 ans. Moins d’un tiers du chômage est de longue durée.

Quant au commerce extérieur de ce département, il représentait 4 067 millions de francs en 1996. 130 entreprises nivernaises exportent principalement: métaux, biens d’équipements professionnels, chimie et demi-produits divers, biens d’équipements grand public, équipement automobile et matériel de sport. La Nièvre représente 10,7 % des exportations de la Bourgogne pour 31% de sa population. Les principaux clients de la Nièvre sont l’Union Européenne, les autres pays d’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie, le Proche Orient.

L’industrie nivernaise occupe une part importante du marché du travail, avec 27,6% de la population active. En effet, en matière d’emplois salariés, la Nièvre se situe au dessus de la moyenne française, qui est de 19.4%. Pourtant les années 90, et plus particulièrement 1993, virent une grande récession qui s’accompagna de lourdes pertes d’emplois.

Evolution de l'emploi total dans l'industrie (indice base 100 en 1989)

(Références : INSEE)

En 1996, avec le ralentissement économique général, l’emploi salarié dans la Nièvre, recula avec une baisse de -1.1%. Les pertes ne furent ni localisées, ni concentrées mais diffuses. Elles restèrent limitées dans les pôles importants comme la métallurgie, la chimie-caoutchouc-plastiques et les équipements mécaniques alors qu’elles furent plus fortes dans las secteurs moins présents comme l’agro-alimentaire, l’industrie du cuir et de l’habillement et les produits minéraux. La Nièvre possède en outre, une assez bonne position dans le commerce extérieur, due en majeure partie, à la présence de groupes nationaux et internationaux. Par exemple, les entreprises Valeo (Fabrication d’équipements automobile) et Rhône Poulenc (produits chimiques), qui sont implantées dans la Nièvre font parties des principaux groupes industriels français dont les chiffres d’affaires sont les plus importants (pour les gains des entreprises) :

Rhône Poulenc: 86.3 MF

Valeo: 23.0 MF

Pourtant la Nièvre est essentiellementun lieu de production, en raison de l’implantation extérieure au département, des centres de décisions. D’autre part, la Nièvre subit un ralentissement économique lié au ralentissement européen, ce qui entraîne une chute des exportations et des importations. Le commerce industriel nivernais se situe bien en-dessous de la moyenne française. La Nièvre perd donc de la vitesse du point de vue des exportations et des importations, contrairement à la France qui connaît une hausse dans son secteur industriel (en 1994: 68.8%; en 1995: 76.2%). Malgré le ralentissement industriel que connaît la Nièvre, on remarque que ses clients et ses fournisseurs restent globalement les mêmes, à savoir l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Par exemple l’entreprise Martini, constructeur de Formule 3000, situé sur le T.N.M.C. maintient comme client l’Allemagne. Lors d’une crise, au début du siècle, des activités principales (le bois et la sidérurgie), le secteur industriel s’est restructuré avec de nouveaux types d’industrie. De nouvelles entreprises telles que la construction électrique et électronique, le caoutchouc et les matières plastiques se sont créees.

 

La sidérurgie.

Ce secteur semble relativement peu concentré car plus de la moitié des établissements emploie de 0 à 10 salariés. Seulement 4% emploie plus de 200 salariés. La métallurgie ( transformation des métaux ) représente 16.6% de l’effectif salarié nivernais dans l’industrie. Ce chiffre est supérieur à la part de l’effectif salarié en Bourgogne (15%) et en France (11.8%). De plus, l’exportation des produits sidérurgiques et des produits de la première transformation de l’acier est importante par rapport au niveau français : elle est de 30% contre 3% pour la France. Les industries sont surtout regroupées à Imphy (Imphy S.A., Sprint, Techphy S.A., Mecagis) qui connaissent un fort dynamisme. En effet, le nombre d’établissements augmente : ce secteur a connu le développement le plus important. Imphy S.A., leader mondial à la pointe de la technologie est la plus importante entreprise de la Nièvre en termes d’emplois.

Répartition des établissements par taille d’effectifs (en %):

 

Caoutchouc, chimie, matières plastiques:

Cette industrie représente 15% du marché du travail mais ce chiffre est en légère baisse en 1996 (-0.9%). Ce secteur est très lié à celui de l’automobile : il subit donc une récession depuis quelques années. Cette industrie se trouve face à une clientèle extrêmement exigeante: elle s’est alors restructurée pour investir dans l’automatisation. La part de l’effectif salarié de ce secteur dans la Nièvre est donc largement supérieure au niveau bourguignon (12.6%) et français (9%). l’exportation dans ce secteur se maintient au-dessus de la moyenne française (7.8% contre 3.3%). GATES (groupe américain) emploi l’essentiel des effectifs du secteur. Ce secteur est donc dominé par une entreprise au siège social extérieur à la Nièvre et même à l’Europe.

Industrie automobile:

L’automobile emploie environ 7% de l’effectif salarié dans la Nièvre contre moins de 4% en Bourgogne. Les investissements ont été très importants et en progression. Les principaux établissements sont situés sur le site du T.N.M.C. avec Sodemo, Prost Ligier, Danielson. Ici encore, on remarque la présence de groupes nationaux comme Prost Ligier. Ce secteur est relativement concentré : en 1992, 48 établissements employaient 4972 personnes.

Construction électrique et électronique:

Le secteur est peu concentré : plus de la moitié des entreprises sont des petites entreprises. Le département emploie environ 8% des travailleurs nivernais. Le secteur est à peu près stable car il y a peu de création et peu de fermetures d’entreprises. Les établissements principaux sont localisés dans la région de Nevers avec Selni, Philips, Poitron. Ces trois établissements emploient la plupart des salariés du secteur. La concentration des entreprises électroniques est plus importante sur Nevers.

 

Le T.N.M.C. peut-être intéressant pour certaines entreprises existantes : il pourrait accélérer la diversification des produits et marchés des entreprises (favorable à l’exportation vers l’Europe), développer les relations entre les chefs d’entreprises de la Nièvre. De plus le T.N.M.C. pourrait améliorer l’image de la Nièvre en poursuivant et en favorisant l’implantation d’entreprises (liées à l’automobile ou aux sociétés de services). Pour cela, un organisme a été crée : l’ADANE qui recherche et accueille les entreprises susceptibles de s’installer dans la Nièvre. Elle assure l’ingénierie relationnelle et celle des interventions publiques.

 

 


Capturé par MemoWeb à partir de http://www.ac-dijon.fr/etab/nievre/colas/ville98/econo.htm le 12/05/1998