Un avenir incertain

 

C’est le département qui gère le circuit automobile dans lequel il a déjà investi 300 millions de francs. Les deux tiers du chiffre d’affaires annuel de cette installation, rénovée sur fonds publics à la fin des années 80, sont générés par le Grand prix de France de Formule 1.

Le Grand Prix de France de F1 à Magny-Cours est menacé. Le départ d’Alain Prost et de Prost Grand Prix risquent de porter un coup fatal au circuit. Cependant, Alain Prost affirme sa volonté de continuer à participer à la vie et au développement du site de Nevers Magny-Cours dans les année à venir. Il a également confirmé son désir de poursuivre la promotion d’un circuit qui assurera la distribution de produits dérivés à son nom.

 

En 1997, la FISA était décidée à rayer le Grand Prix de France du calendrier 1998, mais après discussion, le Grand Prix de France de F1 a finalement été maintenu à Magny-Cours. Il va se dérouler au même moment que la Coupe du monde, qui risque de l’éclipser. Pourtant, Roland Hodel, président de la société d’économie mixte chargée de la gestion du circuit, pense qu’au contraire cela ne pourra être que bénéfique : les supporters de l’équipe d’Allemagne, d’Angleterre pourront se transformer en fans de Michael Schumacher ou de Damon Hill dans les tribunes du Grand Prix de France de F1.

 

Le déroulement du Grand Prix n'est assuré à Magny-Cours que jusqu'en 2001. Qu'en sera - t - il après ? Magny-Cours est en concurrence avec d’autres circuits, comme celui du Castelet. Pourtant, les conditions du circuit de Nevers Magny-Cours sont extrêmement favorables: piste neuve, peu bosselée, haute technologie (radars qui lors de la course sont placés pour observer les passages dangereux et difficiles tels que la courbe d'Adelaïde). Son principal handicap réside dans les conditions d’accès qui viennent cependant d’être grandement améliorées. Si le Grand Prix disparaît, les commerces spécialisés dans les produits en rapport avec la Formule 1 (comme les T-shirts avec le logo d'une écurie, les casques des différents coureurs...) n'auront plus de clients et feront donc faillite. Le département gére ce circuit automobile dans lequel il a déjà investi une centaine de millions de francs. Les deux tiers du chiffre d'affaire annuel de cette installation sont générés par le Grand Prix de France de F1. La disparition du Grand Prix serait une perte lourde pour le département qui a subventionné les travaux de rénovation du circuit. Le circuit de Nevers Magny-Cours resterait cependant le lieu privilégié de courses annexes telles que de Supertourisme, de Formule 3, Formule Renault, Formule Ford, et de la Saxo Cup: des courses peu comparables à celle de la Formule 1. Une écurie pourra également tester ses prototypes sur le circuit, détecter les handicaps et donc améliorer ses performances. Mais rien de comparable au Grand Prix de France.

 


Capturé par MemoWeb à partir de http://www.ac-dijon.fr/etab/nievre/colas/ville98/avenirdu.htm le 12/05/1998