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Immigration, éducation et lois linguistiques
| Location: | Canada |
| Publication Date: | 2011-05-15 (Archive) |
| Date Submitted: |
2011-03-28 |
| Announcement ID: |
184194 |
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Immigration, éducation et lois linguistiques
En lançant la revue en ligne www.HistoireEngagee.ca, de jeunes chercheurs ont voulu offrir une histoire accessible, liée davantage aux enjeux actuels et débordant le champ souvent trop restreint du domaine universitaire et des revues scientifiques.
Au pays, la loi canadienne des langues officielles garantit l'usage du français et de l'anglais dans les institutions fédérales. Au Québec, les deux langues ont aussi force de droit dans plusieurs cas. La Loi 101 fit du français la langue officielle de l'État québécois en 1977, mais cette législation devait veiller au «respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise et celui des minorités ethniques».
Au Canada et au Québec, jusqu'où peut aller le respect des minorités linguistiques, française, amérindienne, anglophone ou allophone, en termes pratiques et juridiques? Cette question a souvent fait l'objet de débats au sein des institutions parlementaires canadiennes, notamment en regard de l'importante question de l'éducation. Et la réponse a changé selon les époques. En 1867, seul le Québec fut déclaré province bilingue. Le poids économique et politique des anglophones québécois permit alors de confirmer les droits scolaires de la minorité. En gros, deux systèmes scolaires québécois, l'un catholique et l'autre protestant virent ainsi le jour. Dans les autres provinces canadiennes, les systèmes scolaires et les droits des minorités linguistiques firent aussi l'objet de longs débats, notamment au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et en Ontario, alors que les droits du français furent supprimés ou réduits entre 1870 et 1930.
En 2010, alors que la confessionnalité des écoles est remise en cause dans plusieurs provinces, sinon carrément abolie comme au Québec, comment doit-on aborder la difficile question de la langue et de l'enseignement? Le Canada multiculturel doit-il repenser la place de la langue à l'école? Au Québec, est-ce que la récente loi 115 sur les écoles passerelles, adoptée sous bâillon à l'Assemblée nationale et permettant à certains parents de faire éduquer leurs enfants francophones ou allophones à l'école anglaise, remet en question l'historique des droits scolaires? Le statut unique d'une société québécoise à majorité française, au sein d'un ensemble nord-américain anglophone, est-il en voie d'être changé? Quel sera l'avenir de l'éducation au Québec/Canada en vertu de l'arrivée d'une immigration allophone de plus en plus réclamée?
Les contributions proposées peuvent traiter des sujets inclus ou non dans la liste suivante :
• L'évolution de la langue d'enseignement au Canada, au Québec, ou ailleurs;
• Les défis historiques de l'immigration;
• L'équilibre entre respect et limites des droits des minorités linguistiques;
• L'évolution de la confessionnalité de l'enseignement au Canada et au Québec;
• Le traitement comparatif de l'évolution des droits scolaires, juridiques, linguistiques, entre le Canada et d'autres régions du monde;
• Les questions d'immigration et de l'apport des nouveaux arrivants en terme culturel, religieux, social, etc.
Les contributions, d'une longueur de 2000 à 4000 mots (voir directives aux auteurs : http://histoireengagee.ca/essais/balises-de-redaction/), sont attendues avant le 15 mai 2011. Prière d'envoyer le tout à l'adresse courriel suivante : contributions@HistoireEngagee.ca.
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