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SEACHANGE JOURNAL | FALL 2010 | CHOICE
| Call for Papers Date: | 2010-09-30 (Archive) |
| Date Submitted: |
2010-06-11 |
| Announcement ID: |
176837 |
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FALL 2010 | CHOICE
Even though choice has been regularly acknowledged in writings spanning fields from new media studies and art history to political philosophy and diaspora studies, there exists, at present, no overarching framework for a contemporary theory of choice. Yet, from the menu-logic of computer operating systems to the customization craze of consumer culture, choice is a recurrent—and arguably foundational—aspect of contemporary life. Beyond the older notion of alternative moral life-paths, exemplified for instance in G. W. F. Hegel's concept of the "beautiful soul" in The Philosophy of Mind (1807) or in Søren Kierkegaard's Either/Or (1843), the act of choosing is increasingly coming to stand for a variety of nuanced processes and events more practical than conceptual in their application.
Almost a decade has passed since Lev Manovich published his The Language of New Media (2001), where, amongst other aspects of the digital turn, operations linked to menu-logic and random-access memory were identified as powerful cognitive models pervading multiple levels of contemporary life. Transcending the disciplinary boundaries of new media studies, this second issue of SEACHANGE proposes to examine a wide range of social and cultural fields wherein choice plays a fundamental role. On a socio-political level, this role could be formulated as arising from the tension between a proliferation and an absence of choice. The most pressing question, then, becomes that of equality of access to choice—who is free to choose, to what extent, and who is not? How might agency be assessed in relation to choice, especially if the act of choosing is becoming evermore trivialized? Similarly, within the arts, where participation has become a dominant term over recent decades, is the choice to participate enough to revitalize both political and artistic purpose in an age of both unequal and unequalled access to choice? Thus approached from a range of disciplinary vantage points, what could constitute the foundational principles of a theory of choice under our present conditions?
SEACHANGE is an international journal based at McGill University which welcomes contributions from a wide range of disciplinary backgrounds. Its mission is to reconfigure inherited critical discourses in art, media, culture, and technology. Each individual issue is structured around a singular theoretical and affective event, conceived as an "intellectual moment,'' where critical discourses react and readjust themselves. SEACHANGE is electronically published in the Spring and Fall of every year, and presents norm-challenging scholarly articles, discussions, and statements of position occurring across national, disciplinary, and hierarchical boundaries. These are enriched through a selection of interviews, and translations or commentaries of noteworthy past and present publications. The foremost mission of SEACHANGE is to promote a high degree of scholarly creativity. Contributions based on a wide range of approaches are welcome. By way of example, these could focus on events in new media, cinema, art, music, literature, or social philosophy. Beyond an engagement with choice as a theoretical and affective event, the present issue of SEACHANGE might also act as a laboratory for the examination of rapidly evolving academic cultures.
Contributions can be in English or French and should ideally not exceed 25 double-spaced pages. Citation guidelines can be found at seachangejournal.ca as of July 31, 2010. Contributors should provide an abstract in both English and French as well as a short biography with their contribution. Authors are responsible for clearing all copyright to any translations submitted or illustrations used. Please direct all queries and contributions to caroline.bem@mail.mcgill.ca or rafico.ruiz@mail.mcgill.ca by September 30, 2010.
AUTOMNE 2010 | CHOIX
Jusqu’à présent, le concept de choix s’est régulièrement imposé dans le champ de recherche qui comprend autant les études des médias et l’histoire de l’art que la philosophie politique et les « diaspora studies ». Mais le choix ne fait pas encore l’objet d’une théorie contemporaine englobante. Pourtant, il suffit de considérer les systèmes qui gèrent les menus d'ordinateurs ou encore cette manie qui consiste à personnaliser les produits dans la culture consumériste, pour voir que le choix multiple est un élément récurrent et fondateur qui intervient dans la vie contemporaine. On peut penser à une notion ancienne : les choix de vie conçus dans une perspective morale — notion illustrée par Friedrich Hegel avec son concept de la « belle âme » (La Philosophie de l’Esprit, 1807) ou par Søren Kierkegaard dans L’Alternative (1843). Aujourd'hui, au-delà de cette conception morale, l’acte de choisir se réfère de plus en plus à tout un ensemble de processus différenciés et à des événements dont l’application est plus pratique que théorique.
Dix ans presque se sont passés depuis que Lev Manovich publiait The Language of New Media (2001). Parmi les nombreux aspects de la révolution numérique, il mettait en avant les opérations liées à la logique des menus et à la mémoire à accès aléatoire (RAM), en rappelant que ce sont de puissants modèles cognitifs qui se sont imposés à plus d’un niveau de la vie contemporaine. Transcendant les frontières disciplinaires des études des nouveaux médias, ce deuxième numéro de SEACHANGE a l’intention d’examiner le large champ social et culturel au sein duquel le concept de choix joue un rôle fondamental. À un niveau socio-politique, on pourrait dire que ce rôle correspond à la tension qui existe entre la prolifération et l’absence de choix. La question primordiale est alors celle de l’égalité d’accès au choix : qui est libre de choisir, jusqu’à quel point, et qui ne l’est pas ? Comment évaluer le rapport entre agir et choisir — surtout si l’acte de choisir se banalise constamment ? Une question analogue concerne les arts : dans la mesure où la composante participative prédomine depuis quelques dizaines d’années, est-ce que le choix de participer suffit à revitaliser et la visée politique et la visée artistique, dans une ère caractérisée par un accès à la fois inégal et inégalé au choix ? C’est ainsi que — dans la perspective offerte par ces différents points de vue disciplinaires — il s'agirait de préciser, en vue des conditions actuelles, ce qui serait susceptible de constituer les principes fondateurs d’une théorie du choix.
SEACHANGE est une revue internationale de l’Université McGill qui publie des articles relevant de nombreuses disciplines. La revue voudrait contribuer à reconfigurer les discours critiques dans le domaine des arts, des médias, de la culture et des nouvelles technologies. Chaque numéro s’organise autour d’un événement d’ordre théorique et affectif. Cet événement est conçu comme un « moment intellectuel » au cours duquel des interactions et des réajustements se produisent au niveau des discours critiques. SEACHANGE paraît au printemps et à l’automne, sous forme numérique. La revue présente des articles novateurs ainsi que des discussions et des prises de position qui dépassent les frontières nationales, disciplinaires ou hiérarchiques. S’y ajoutent un choix d’entrevues, ainsi que des traductions ou des commentaires sur d’importants textes anciens ou récents. SEACHANGE se donne pour mission de promouvoir un haut niveau de créativité académique. Nous souhaitons recevoir des contributions qui s’appuient sur les approches les plus diverses. Pour prendre des exemples, les articles peuvent se focaliser sur des événements qui surviennent aussi bien dans les nouveaux médias, le cinéma, les arts, la musique, que dans la littérature ou la philosophie sociale. S’il est vrai que la revue s’investit dans une conception du choix en tant qu’événement d’ordre théorique et affectif, ce numéro de SEACHANGE voudrait être aussi un laboratoire de recherche sur les cultures académiques sujettes à une évolution rapide.
Les articles peuvent être écrits en français ou en anglais. Ils ne doivent pas, si possible, dépasser 25 pages en double interligne. Les instructions concernant les références se trouvent sur le site seachangejournal.ca mis à jour le 31 juillet, 2010. Les auteurs doivent accompagner leur article de deux courts résumés (en anglais et en français) ainsi que d’une courte notice biographique. Les auteurs sont responsables de la gestion du copyright concernant traductions et illustrations. Adresser questions et articles à caroline.bem@mail.mcgill.ca ou à rafico.ruiz@mail.mcgill.ca avant le 30 septembre, 2010.
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