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Dimensions de la liberté
Ce n’est point un point de détail du jargon judiciaire qui fait en ce moment la Une de tous les médias de l’Hexagone, mais un profond correctif à la législation française, un rectificatif à son droit pénal et, entre autres, à la définition de la liberté, premier élément de la trinité républicaine. Ces correctifs ne visent pas seulement à réviser le rôle de l’ancien « juge d’instruction » ou celui du futur « juge d’enquête et des libertés », mais surtout la véritable compréhension, dans le contexte qui est le nôtre, de la liberté même, de son contenu et de ses limites.
La crise de la liberté et de la conscience ne sont d’ailleurs ni l’exception française, ni le reflet des problèmes proprement franco-français et, elle ne concernent pas uniquement les pays membres de l’Union Européenne: anciens, nouveaux ou futurs. En fait, ce sont, entre autres, les dommages collatéraux de la paranoïa collective, injectée initialement au homo ludens avec modération lors des projets fort médiatisés à l’échelle globale, connus le plus souvent sous la dénomination anglo-saxonne Big Brother. Aujourd’hui nous sommes habitué à la fois à toutes sortes de surveillances qui visent les domaines les plus distincts de la vie sociale et à vivre avec les symptômes paranoïaques.
Vus l’universalité de la question et le rôle de la France joué à la fois, dans un passé plus éloigné, dans le cadre de la définition moderne de la liberté que dans un passé beaucoup plus proche, dans la construction de l’Union Européenne même, le Club International d’Histoire des Idées de l’Université Jagellonne organise le 4 mars prochain à 18h00, au siège du Club à la Faculté Philosophique, 12 rue Batory à Cracovie, une table ronde consacrée au sujet de la liberté et ses dimensions avec les invités spéciaux: Tadeusz Gadacz de l’Académie des Sciences et de l’Université Pédagogique de Cracovie, Katarzyna Wrońska de l‘Université Jagellonne, Marcin Całbecki de l’Université de Dantzig, Lucjan Wroński de l‘Université de Silésie. Les interlocuteurs vont aborder le questionnement traditionnellement attaché au sujet de la liberté, en évoquant certaines solutions significatives du passé (le 18e bien entendu, mais aussi les Anciens, la doctrine chrétienne et la pensée moderne), tout en les confrontant avec la problématique contemporaine. Cette réunion se déroule dans le cadre du cycle des rencontres consacrées à « Païdeia », sous le patronage honoraire du Président de l’Université Jagellonne, M. le professeur Karol Musioł, du Doyen de la Faculté Philosophique, Mme le professeur Maria Flis, Institut Français, Forum Culturel d’Autriche et Goethe-Institut.
Cracovie, le 22 février 2010
Michel Henri Kowalewicz
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