L’UFR Information Communication et Arts (UFRICA) de l’Université de Cocody co-organise, les 08 et 09 décembre 2010 à Abidjan, avec la Fondation Harris Memel-Fotê, un symposium sur le septième prêtre ivoirien, pour son combat inlassable contre l’obscurantisme et pour le progrès social sur le thème : Monseigneur Atéa l’Abbé : apôtre du progrès.
Il s’agit, à travers cette manifestation culturelle, de rendre un hommage mérité à un pionnier du changement qui, contrairement aux théoriciens classiques du « développement » qui ont toujours marginalisé l’être humain, Monseigneur Atéa l’Abbé en a fait son cheval de bataille, le cœur de son action. C’est le sens de la lutte acharnée qu’il avait engagée contre l’éparpillement des villages et hameaux dans la région de Gagnoa. Par leur regroupement, il espérait faire bénéficier à leurs habitants les conditions de la modernisation qui table plutôt sur les groupes humains importants.
Une autre dimension de son action visait la transformation qualitative de l’homme. Celui-ci devait être capable de se prendre en charge dans le nouvel environnement social qui pointait à l’horizon, d’agir sur son destin en se libérant des aléas de la nature. Pour lui, cet homme-là passe par l’école qui devient ainsi l’outil incontournable de cette modernisation. Aussi va-t-il l’introduire dans presque tous les villages de son administration tout en livrant une guerre sans merci aux enfants qui refusaient d’y aller. Il les traquait pour renflouer ses classes. En faisant ainsi la promotion de l’institution scolaire et donc de la connaissance, il faisait par la même occasion, celle de ses maîtres, des prêtres et autres rares commis qui, seuls, savaient lire et écrire, et qui, par conséquent, exerçaient une certaine influence sur le reste de la population.
Par ailleurs, il ne cessait de comparer l’école à un champ dont les fruits peuvent assurer la continuation de son œuvre pionnière. Pendant que dans ses écoles primaires, ses maîtres apprenaient aux tout-petits les rudiments de la rationalité et du calcul, Monseigneur Atéa l’Abbé montait sur d’autres fronts, ceux des adultes où il s’attaquait aux aspects rétrogrades des us et coutumes des populations de son administration ecclésiale. Rappelons dans ce sens que c’est grâce à son action que la dot et le veuvage, naguère de véritables fardeaux sociaux, ont été tellement réduits à leur plus simple expression qu’ils sont devenus aujourd’hui des symboles qui ne grèvent plus les budgets des ménages. Toute la Côte d’Ivoire moderne s’en inspire.
En plus de ce travail colossal, il a procédé à la traduction du catéchisme en bété. Son objectif était de permettre à ses ouailles de comprendre les symboles et les messages véhiculés par le christianisme. Ce que renforçait, par ailleurs, le vaste travail d’inculturation qu’il a entrepris et qui a contribué à faire de la région de Gagnoa l’une des plus christianisées de la Côte d’Ivoire.
Ces quelques éléments montrent que Monseigneur Atéa l’Abbé s’inscrit résolument dans le champ de la complexité, c’est-à-dire nous avons à faire à une personnalité diversifiée et complexe. Rappelons que ce prélat hors du commun a été professeur de mathématique au début de son sacerdoce. Aussi compte-t-il de grands noms parmi ses anciens élèves tels que Monseigneur Bruno Kouamé, Evêque émérite d’Abengourou et le Professeur Barthélemy Kotchy, Président de l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines (ASCAD).
C’est donc, d’une part, cette complexité de sa personnalité, d’autre part, ses actions sociales qui vont être des indications précieuses pour les axes dont pourraient s’inspirer les participants à ce rendez-vous scientifique :
1)Religion et progrès social ;
2)Traditions culturelles africaines, inculturation et christianisme ;
3)La traduction des enseignements chrétiens dans les langues ivoiriennes ;
4)Religion et politique ;
5)Bilan du christianisme en Côte d’Ivoire ;
6)Ethique et engagement chrétien ;
7)Témoignages sur Monseigneur Atéa l’Abbé.
Dispositions pratiques à l’attention des contributeurs :
a.Chaque contribution devra être de 8000 ou de 9000 mots ;
b.Elle devra être précédée d’un résumé d’environ 150 à 200 mots suivi de 5 mots-clés. Ce résumé qui ne doit pas excéder 10 lignes devra être envoyé, à part, à M. Patrice Dayoro (responsable du secrétariat général du symposium), au plus tard le mardi 30 mars 2010 ;
c.Les contributions doivent être saisies en Times New Roman, en calibre 12 avec un interlignage de 1.5 ;
d.Chaque contributeur devra, d’une part, déposer le mardi 15 juin 2010 au plus tard, une version papier de sa proposition chez le responsable scientifique de l’UFRICA ou chez Monsieur Patrice Dayoro, d’autre part, envoyer à ce dernier la version électronique de cette même proposition à l’adresse suivante : pat_dayoro@yahoo.fr au plus tard le mardi 15 juin 2010.
Recommandations pour les références bibliographiques :
Les références bibliographiques dans le corps du texte seront présentées de la façon suivante : (Akrou 2007 : 101). Quant aux notes de bas de page, elles devront être utilisées uniquement pour des brefs commentaires qui, autrement, alourdiraient le texte.
Les références bibliographiques devront être présentées en fin d’article comme suit :
Pour un ouvrage :
Nom de l’auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre (en italique), lieu d’édition, nom de l’éditeur
Exemples :
Dans le cas d’un seul auteur :
N’Da, P., 1999, Le drame démocratique africain sur scène en Côte d’Ivoire, Paris, Karthala.
Dans le cas de plus d’un auteur :
Linard, A., Scirpo, B., 1998, Droit, déontologie et éthique des médias, Paris, GRET.
Pour un article d’une revue scientifique
Nom de l’auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre de l’article (entre guillemets), nom de la revue (en italique), volume, lieu d’édition, nom de l’éditeur, première et dernière page de l’article.
Exemple :
Babo, A., 2005, « citoyenneté et jeu politique », Kasa Bya Kasa, N° 8, Abidjan, EDUCI, pp. 43-65.
Pour un texte dans un ouvrage collectif :
Nom de l’auteur, initiale du ou des prénoms, année de publication, titre du chapitre (entre guillemets), titre de l’ouvrage (en italique), prénom (s) et nom du ou des directeurs de publication, lieu d’édition, nom de l’éditeur, première et dernière page de l’article.
Exemple :
Kasoma, F., 2001, « L’équation éthique », Médias et conflits en Afrique, Michel Ben Arrous (dir.), Paris, Institut Panos de l’Afrique de l’Ouest – Karthala, pp. 173-194.
Pour une publication électronique :
Nom de l’auteur, initiale du ou des prénoms, années de publication, titre du texte (entre guillemets), URL (entre parenthèses), date de publication.
Exemple :
Chartron, G., Salaün, J.-M., 2000, « La reconstruction de l’économie politique des publications scientifiques », (http://bbf.ensib.fr/bbf/html/2000_45_2/2000-2-p32-chartron.xml.asp). 12 mai 2004.
Pour le Comité d’organisation, le Secrétariat Général
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