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Pour le colloque L’histoire mise en forme par le travail de l’art, les œuvres et les écrits de Pier Paolo Pasolini serviront de toile de fond à une réflexion plus générale sur le travail « d’historien » mené par les artistes, travail qui les conduit souvent à considérer la forme comme le lieu même de l’historicité. Un tel travail, qui semble de plus en plus engagé à produire une « épaisseur » dans le temps présent, s’inscrit dans un contexte où les historiens eux-mêmes dénoncent l’aplatissement du passé et du futur, aplatissement dont le résultat serait une primauté absolue accordée à un « présentisme » (François Hartog) sans racines ni perspectives.
À partir de cette question, ce colloque sera l’occasion de rapprocher et de mettre en tension deux types de pratiques : celle de la distanciation analytique qui caractérise le travail du théoricien et celle de la mise en forme propre à l’activité artistique. Concrètement, il s’agira de passer de l’espace de l’amphithéâtre à l’espace de l’exposition et ainsi d’alterner interventions théoriques et analyses d’œuvres par leur auteur. Ces deux journées seront en outre ponctuées par la projection de films : La Ricotta (1963) et Uccellacci e uccellini (1966) de Pier Paolo Pasolini et Nostalghia (1983) de Andreï Tarkovski.
Ce séminaire de l'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon est une collaboration avec le Centre d’Histoire et Théorie des Arts de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (CEHTA / EHESS) et bénéficie du soutien du programme de recherche de la Délégation aux Arts Plastiques, du Ministère de la Culture.
--> À paraître en décembre 2009: les actes du colloque Luciano Fabro : l’autonomie de l’artiste - espace nouveau ou dernier retranchement ?, les 30 et 31 octobre 2008 à l’Enba Lyon.
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