A Bilingual (English/French) International Conference Workshop
SHARING AUTHORITY:
Building Community-University Alliances through Oral History, Digital Storytelling and Collaboration
Call for Papers
Concordia University, Montreal, Québec, Canada
Conference 7-10 February 2008
Deadline for Proposals: October 5, 2007
Please send a one-page abstract of your proposal and curriculum vitae to the chair of the organizing committee: Steven High, Canada Research Chair in Public History (shigh@alcor.concordia.ca)
Historian Michael Frisch coined the phrase “shared authority” in 1990 to describe the dialogical nature of the oral interview. The interaction between the researcher asking questions and the community narrator providing answers results in a unique source. At its best, sharing authority is about much more than speaking to new audiences; it requires the cultivation of trust, the development of collaborative relationships, and shared decision-making. It cannot be rushed.
Yet sharing authority has become something of a mantra in oral and public history circles in recent years. It is sometimes said that the promise of extending this idea outward from the interview toward a more broadly based democratic practice has generated enthusiasm but few concrete results. The proposed conference, and a special issue of the Journal of Canadian Studies that will come out of the conference, will test this assertion.
It is our belief that the desire to democratize historical “writing” (broadly defined) has animated a growing number of people, both inside and outside university-settings. The 1970s, for example, saw the birth of the “history workshop” in Great Britain, the “écomusée” movement in France, and community oral history projects in the United States. The “new museumology”, “movement history” and “progressive public history” also emerged at this time. But what has happened since?
Despite the growth of funding for collaborative research, there has been remarkably little discussion of the public’s place in the research process: how, when, and should, authority be shared between university-based researchers and “community” members. What role does the “public” (in all its variations) play in our research? How successful have collaborative research projects been thus far? In what ways have new digital technologies (blogs, digital memory banks, and “Web 2.0” user communities such as YouTube or Flickr) been used to bridge divides? How might we “share authority” in the history classroom? Can the local, national and transnational communities we study become true partners in research?
Proposals are invited from a broad range of university researchers, community organizations, educators, oral historians, public historians, and others that are building research alliances that bridge the university-community divide. We want to initiate a conversation about sharing authority. What can past practice teach us? What are the possibilities and pitfalls in “sharing authority”? Can history become a catalyst for social change and community building? How has the digital revolution helped to democratize and expand the collaborative process? A wide variety of proposals for individual papers, round table discussions, and other kinds of presentations are welcome.
Sponsored by the Centre for Oral History and Digital Storytelling at Concordia University and the Life Stories CURA Research Group (Life Stories of Montrealers Displaced by War, Genocide and Other Human Rights Abuses) which includes 40 researchers and community co-applicants, including 18 community groups in the Montreal area. For more on us, see: http://storytelling.concordia.ca
Appel de communications pour un colloque international sur
Le partage de l’autorité : Comment construire des alliances universités-communautés par l’entremise de l’histoire orale, les récits numérisés et la collaboration entre partenaires
Université Concordia, Montréal, Québec, Canada
Du 7 au 10 février 2008
Veuillez faire parvenir un résumé d’une page de votre proposition de communication, en anglais ou en français, ainsi que votre curriculum vitae au Dr Steven High, Chaire de recherche du Canada en histoire publique (shigh@alcor.concordia.ca) avant le 5 octobre 2007.
En 1990 l’historien Michael Frisch évoqua « le partage de l’autorité » pour décrire la relation dialogique entre l’intervieweur et son sujet. Dans le meilleur des cas, ce partage entre interlocuteurs, qui offre au chercheur une source exceptionnelle d’information, repose sur un lien de confiance réciproque et une participation directe du sujet aux décisions qui définissent sa collaboration. Un tel partage de l’autorité ne peut être précipité.
Depuis, la notion du partage de l’autorité a été sans cesse reprise par les praticiens et praticiennes de l’histoire orale et publique. Bien que l’idée de répandre un tel principe au-delà de l’entrevue ait été épousée avec enthousiasme dans le milieu universitaire afin de stimuler une véritable démocratisation de la connaissance, peu d’exemples concrets existent. Notre colloque, ainsi qu’un numéro spécial de la Revue d'études canadiennes inspiré de nos échanges, tenteront de remettre une telle idée au centre de notre démarche.
Nous croyons que la démocratisation de la discipline historique motive un nombre important de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du milieu. Depuis les années 1970, par exemple, nous avons assisté à l’émergence des ateliers populaires d’histoire au Royaume-Uni, au mouvement des écomusées en France, et aux projets communautaires d’histoire orale aux États-Unis. Si la nouvelle muséologie et l’histoire publique, dite progressiste, ont aussi vu le jour à l’époque, où en sommes-nous aujourd’hui ?
Malgré des moyens plus importants permettant les initiatives de recherche et les possibilités de collaboration savante, la place du public dans nos projets de recherche reste largement absente de nos discussions. Quand et comment répartir les responsabilités et partager l’autorité parmi les universitaires et les membres de la communauté ? Quel rôle réserve-t-on au public ? Comment jauger à ce jour le succès de nos collaborations ? Comment les nouvelles technologies ont-elles été mises à profit afin de rapprocher les principaux intéressés ? Comment partager l’autorité dans nos salles de cours ? Les communautés locales, nationales et transnationales qui sont l’objet de nos études peuvent-elles devenir nos véritables partenaires ?
Nous recherchons des propositions de communication provenant d’universitaires, de groupes communautaires, d’enseignants et d’enseignantes, d’historiens ainsi que d’autres praticiens et praticiennes des sciences sociales qui ont tenté ou tentent toujours de surmonter les obstacles qui nuisent au rapprochement entre l’université et son milieu. Nous voulons pousser davantage la discussion sur cette notion de partage de l’autorité. Quels sont les défis ou les lacunes d’une telle approche ? Quelles leçons pouvons-nous tirer de nos expériences ? L’histoire peut-elle contribuer aux changements sociaux et au développement de nos communautés ? Les technologies numériques ont-elles démocratisé nos efforts de collaboration ? Toutes propositions de communication individuelle, de table ronde ou autre forme de présentation seront les bienvenues.
Ce colloque est organisé par le Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia en collaboration avec le Groupe de recherche du Projet ARUC-Histoires de vie de Montréalais et Montréalaises déplacées par la guerre, le génocide et autres violations aux droits humains (un projet de recherche qui compte sur la participation de plus de 40 universitaires et une vingtaine de groupes communautaires à Montréal).
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site: http://storytelling.concordia.ca
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