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Ces journées de réflexion s'adressent au public et aux chercheurs débutants et confirmés de toutes les disciplines et institutions confondues. Les conférences traiteront des pratiques d'autorisation et de légitimation actuelles du chercheur...
...sur le terrain ou dans les institutions,
...avec de nouvelles technologies et méthodes,
...à l'ère de l'interdisciplinarité et du travail en équipe,
...devant des objets d'étude inhabituels, au sein de disciplines récentes,
...confronté au doute de l'objectivité en sciences exactes, humaines et sociales.
Les communications sont regroupées par thèmes, abordant les différentes facettes du questionnement par le témoignage des intervenants sur leurs pratiques et discours dans leur domaine et par des réflexions plus générales sur le paysage contemporain de la recherche. Une discussion ouverte entre auditoire et conférenciers est prévue après chaque demi-journée.
Quel que soit le domaine d'étude, la recherche scientifique mène dans le meilleur des cas à une connaissance exacte et approfondie à caractère universel et objectif de la chose étudiée. Le chercheur tente d'y accéder par principe et dans l'idée de contribuer au progrès de l'humanité sur les plans moral et technique. De quelles stratégies discursives et politiques, de quelles méthodes d'approche et fondements épistémologiques le chercheur se sert-il pour convaincre son auditoire de la pertinence de ses analyses et conclusions ?
L'hypothèse de départ consiste à penser que des mutations d'ordre social, politique et métaphysique au XXe siècle ont bouleversé le paysage scientifique au point de saper les fondements (généralement positivistes du XIXe siècle) sur lesquels le chercheur individuel s'appuyait, plus ou moins consciemment et rigoureusement, pour donner autorité à ses résultats et à ses développements analytiques. Au cours du siècle, les courants de pensée, les méthodes d'approche et les objets d'analyse se sont diversifiés au sein même des disciplines, qui se sont par ailleurs renouvelées, démultipliées, fractionnées ou éteintes. L'apparition de nouvelles technologies est venue bouleverser les pratiques de la communauté scientifique, accompagnées de questions sur leur propension à atteindre des résultats objectifs. De ces événements, il ressort une conscience épistémologique accrue, pénétrant les textes des chercheurs, entourant les résultats de leur recherche d'un ensemble de circonvolutions discursives et méthodologiques, parfois au point où l'intérêt pour la méthode prend le pas sur celui de l'objet d'étude. La question qui se pose est donc non seulement de savoir quelles sont les pratiques d'« autorisation », mais aussi si et comment elles ont changé au sein d'un monde en mutation.
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