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La Méditerranée, au-delà de la vision idéale d’une mer intérieure qui relie les rivages et les civilisations, est avant tout un problème pour les sciences sociales. Ainsi, s’intéresser à la Méditerranée, c’est confronter des évolutions historiques, des strates de représentations littéraires ou figurées, des logiques d’États et des projets géopolitiques qui convergent ou s’opposent. Dans le bassin méditerranéen où s’affrontent des processus d’intégration et de segmentation, le questionnement concernant le rôle des télévisions reste entier. Comment participent-elles à la construction d’identités nationales, à la diffusion d’héritages ou à la perception des conflits ? Les antennes paraboliques qui permettent aux téléspectateurs, de part et d’autre des deux rives, de regarder ensemble les mêmes émissions, contribuent-elles à forger des référents culturels communs ou, au contraire, nourrissent-elles des incompréhensions nouvelles ?
Dans cette perspective, le colloque Télévision et Méditerranée. Généalogies d’un regard se centrera sur les mécanismes de construction de la mémoire historique véhiculés par les télévisions des pays méditerranéens depuis les années soixante. Il portera une attention toute particulière à la série Méditerranée conçue en collaboration avec Fernand Braudel.
A partir d’exposés, de tables rondes et de projections d’extraits, les organisateurs souhaitent susciter des interrogations croisées entre chercheurs et professionnels de la télévision dans l’aire méditerranéenne afin de favoriser les recherches comparées.
La Méditerranée, héritière d’une mosaïque de représentations, apparaît comme un champ privilégié des questionnements sur la construction de la mémoire historique par la télévision.
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